Nissan a clôturé près de ¥349,8 à Tokyo le 17 juin, dans une fourchette de 52 semaines comprise entre ¥299 et ¥466. Les chiffres derrière ce cours sont sombres : une perte nette annuelle de ¥533,1 milliards, un dividende suspendu, et un plan de restructuration — « Re:Nissan » — qui prévoit de supprimer environ 20 000 emplois, soit quelque 15 % de l'effectif, et de fermer des usines. Il s'agit d'une entreprise qui lutte pour retrouver son équilibre, non qui crée de la valeur.
| Métrique | Valeur |
|---|---|
| Clôture (17 juin 2026) | ¥349,8 |
| Fourchette 52 semaines | ¥299 – ¥466 |
| P/E glissant | -2,25 (perte nette ¥533B) |
| Dividende | Suspendu |
Le scénario haussier
Les restructurations profondes marquent parfois un plancher : si « Re:Nissan » aboutit réellement — réduction des coûts, rationalisation des usines, une gamme plus épurée — l'équité est un ressort bandé à partir d'une base épuisée. Renault détient toujours une participation de 37,93 %, l'objectif de cours des analystes est proche de ¥413 impliquant ~20 % de hausse potentielle, et un partenaire stratégique ou une fusion relancée pourrait créer un plancher.
Le scénario baissier
Un dividende suspendu et une perte de mille milliards de yen sont des faits, non des craintes. Les restructurations de cette envergure dépassent régulièrement le budget et les délais, et Nissan le fait seule après l'échec des discussions avec Honda. Avec des résultats négatifs, il n'y a pas de plancher de valorisation — seulement l'espoir que le plan fonctionne avant que la trésorerie ne s'épuise. C'est une spéculation, non un investissement.
Mon verdict
C'est un à éviter pour les investisseurs, une spéculation pour les traders. Je n'achète pas de restructurations à résultats négatifs avant d'avoir des preuves tangibles que le plan fonctionne — un ou deux trimestres de contraction des pertes et une trajectoire crédible vers le retour du dividende. En tant que Ruslan Averin, je préfère payer plus tard pour des preuves plutôt que de deviner un plancher autour de ¥350. Si vous devez absolument vous exposer, dimensionnez-le comme le pari risqué qu'il est.
Conclusion : Nissan pourrait éventuellement se redresser, mais une perte de ¥533B et un dividende suspendu en font un pari de restructuration — je l'évite jusqu'à ce que les chiffres, et non le discours, s'améliorent.
