Renault a clôturé à €27,23 le 17 juin, en baisse de 2,1% et juste au-dessus de son plus bas sur 52 semaines de €26,34 — un recul d'environ 30% sur l'année. Les dégâts remontent au redéploiement stratégique du nouveau PDG : le plan « futuREady » de François Provost a réduit les objectifs de marge et de flux de trésorerie disponible, réintégré l'unité EV Ampere (annulant une introduction en bourse prévue d'environ €10 milliards), et enregistré une dépréciation d'environ €9,5 milliards liée à un changement comptable sur la participation dans Nissan, ce qui a plongé les revenus glissants profondément dans le rouge.
| Métrique | Valeur |
|---|---|
| Clôture (17 jun 2026) | €27,23 (-2,1%) |
| Fourchette 52 semaines | €26,34 – €41,91 |
| P/E glissant | N/A (dépréciation Nissan) |
| Dividende / objectif | ~7,9% / ~€45,7 (Conserver) |
La thèse haussière
Beaucoup de mauvaises nouvelles ne sont pas en trésorerie et peut-être uniques : la dépréciation de €9,5 milliards sur Nissan est un redémarrage comptable, pas une sortie de trésorerie, et un nouveau PDG baissant la barre rapidement est le scénario classique pour des surprises positives à venir. Le dividende affiche un rendement de ~7,9%, le titre se situe à son plus bas sur 52 semaines, et l'objectif analyste moyen près de €45 implique un potentiel de hausse important si « futuREady » livre ses promesses. Posséder l'activité Renault cœur de métier, indépendamment du bruit Nissan, pourrait être moins cher qu'il n'y paraît.
La thèse baissière
La réduction des objectifs et l'annulation de l'IPO constituent un aveu de la part de la direction que le plan antérieur a échoué, et les redressements sous une nouvelle direction prennent des années à prouver. Les revenus glissants sont négatifs, l'enchevêtrement Nissan reste un frein, et un repli d'environ 30% peut toujours s'aggraver lorsque la stratégie n'existe que sur le papier. Le rendement de 7,9%, comme pour d'autres valeurs du secteur, doit être ré-évalué au regard de la baisse de rentabilité.
Mon verdict
Ceci est un à éviter-à spéculatif — une histoire à prouver. La thèse contraire est réelle, mais je n'achète pas des plans de redéploiement dès le premier jour ; j'attends la preuve que les nouveaux objectifs sont atteints. En tant que Ruslan Averin, je gardais ce titre en surveillance et n'en prendrais que des positions réduites près du plus bas de €26, en considérant le dividende comme un bonus plutôt que comme la thèse centrale. Laissez Provost livrer un trimestre ou deux d'abord.
Conclusion : La dépréciation de €9,5 milliards de Renault est peut-être surtout comptable, mais un tout nouveau plan de redressement est une histoire à prouver — j'observerais depuis la touche près de €27 et laisserais les chiffres valider le scénario.
